Nous avons appris avec une profonde tristesse le départ, ce 25 juillet, du Président Beji Caïd Essebsi.

Le président Essebsi était un homme de paix, qui a évité à son pays, dans les conditions très difficiles que la Tunisie a vécues à partir de 2011, et que nous connaissons tous, de basculer dans la guerre civile. Il a dit un jour « Ensemble, nous avons apprivoisé nos démons intérieurs en acceptant en chacun de nous une part de l’autre ». C’est un message d’immense sagesse et de très grande foi humaniste que nous gardons tous en nous.

La Cour est fière de l’avoir compté parmi ses arbitres, et j’ai moi-même eu le privilège de siéger avec lui dans une affaire CCI, une semaine durant, pendant laquelle j’ai beaucoup appris de son sens de l’écoute et de sa compréhension profonde de la psychologie des litigants. Il m’a offert, à l’issue de l’audience un exemple dédicacé de son beau livre sur Habib Bourguiba « Le bon grain et l’ivraie ».

La Cour communique à sa famille, à ses proches et à tous nos confrères et collègues tunisiens, ses plus sincères condoléances en cette période de deuil national.